Pete and the Pirates, The Blakes, The Kills, The Gossip le mardi 18 mars à l'Olympia (Les Concerts) posté le lundi 24 mars 2008 19:20

Concert de haute volée à l'Olympia ce soir-là. Pour commencer, Pete and the Pirates nous lancent leurs morceaux pop très actuels, dans la veine Panda Bear, Go!Team, Shout Out Louds, avec un bon jeu de scène. Ensuite, The Blakes entrent en scène. Les trois américains se la jouent très rock&roll avec des morceaux plus qu'efficaces, et une classe innée. Son d'enfer, décontraction, énergie, communication avec le public; le groupe assure, et fait preuve de beaucoup de charisme.

Ensuite, c'est sous une vague d'applaudissements affolés que les Kills arrivent. Pour mettre tout le monde au point, les deux anglais commencent leur set avec URA Fever. Pendant que Hotel torture sa guitare, VV s'enrage au chant. Le groupe joue des chansons de ses deux premiers albums, dont les terribles Tape Song, Last Day of Magic, Now Wow, The Good Ones. Et pour finir, un somptueux Good Night Bad Morning.

Pour terminer la soirée, un set énervé de The Gossip. Beth Ditto, impressionnante, déclenche l'euphorie générale, jusqu'à la fin de Standing in The Way of Control en rappel, avant de faire chanter La Vie en Rose par tout l'Olympia.

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The Kills - Midnight Boom (Groupes & Disques) posté le dimanche 23 mars 2008 18:11

Blog de themodernage : The Modern Age, The Kills - Midnight Boom

The Kills avaient le choix:  surfer sur la vague de Now Wow, rester un groupe anglais dans le vent, hype jusqu'au bout des doigts, mais pas vraiment important.

Mais le troisième album est aussi le bon moment pour s'affirmer et évoluer, comme l'ont par exemple fait les Strokes. Le rock primitif et brut que l'on connaissait est toujours aussi fiévreux, et frole la colère.

Le premier point fort des Kills, c'est leur son, si propre à eux seuls. Sec, accrocheur, rugueux, serré, et surtout personnel. Cela fait du duo un des meilleurs groupes du moment capable de pondre un album aussi frais qu'improbable. Deuxième point: la complémentarité; VV et Hotel apportent chacun leur pierre à l'édifice, pour en dégager une énergie, une densité rare. Ensuite, les Kills ont une classe indéfinissable. Leur musique dégage une sensualité, des sentiments enfouis et prend donc une dimension plus importante, une plus grande ampleur. Pour finir, le chant affolé de VV.

Midnight Boom regroupe des chansons aux rythmes entêtants, aux univers fascinants. Certaines nous laissent vides de réaction, pleins d'adrénaline (Tape Song, Last Day Of Magic, Alphabet Pony ); et que dire des excellents What New York Used To Be, Cheap and Cheerful originaux et très bien instrumentalisés.

Midnight Boom est un splendide album, aux multiples facettes, bouillonnant de fureur, trépignant d'énergie, de quoi donner du fil à retordre à une vague de groupes garage et underground et leur faire prendre leur envol.

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Les Shades - Le Meurtre de Venus (Groupes & Disques) posté le lundi 10 mars 2008 14:21

Blog de themodernage : The Modern Age, Les Shades - Le Meurtre de Venus

Cela faisait plus de six mois que Les Shades et Tricatel bataillaient sur le premier opus du jeune groupe. Et à présent, il sort enfin. Après les soirée du Gibus, du Tryptique dans lesquelles le groupe s'est démarqué, il prouve encore son authenticité.  En travaillant avec Bertrand Burgalat, les compositions très inspirées de Benjamin sont une à une passées au crible pour ne laisse filer aucun détail. Un travail méticuleux duquel résulte un rock réfléchi, énergique et parfaitement produit.

Le Meurtre de Venus permet aux Shades de jouer dans une nouvelle cours, et éveille beaucoup d'intérêt. Les chansons que l'on connaissait déjà grâce aux deux EP sortis l'an passé sont totalement remaniées. L'enfant Prodige et Le Prix à Payer sont explosives, avec une production brillante, des idées poussées au mieux. Les autres chansons sont tout aussi impressionnantes. Machination est sublime, d'une intensité folle, d'une incroyable densité et laisse sans repère.

Les progrès réalisés par le groupe depuis sa création sont impressionnants, les compositions ont mûri, le son s'est transformé, le tout s'est enrichi. A force et volonté et de travail, les Shades sont arrivés à un excellent niveau, un talent complet. Un art de la plume, un lyrisme lumineux, des guitares au son sec, auxquels s'ajoutent l'orgue, et un rythmique impeccable. Vient ensuite un perfectionnisme borné.

Le Meurtre de Venus est un album d'une grande qualité qui se savoure, raflant les bonnes critiques et les éloges du milieu musical. Du grand art.

 

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The Willowz le mercredi 13 février à la Maroquinerie (Les Concerts) posté le dimanche 17 février 2008 20:04

Inconnu au bataillon il y a quelques mois, les Willowz s'offrent ces dernières semaines les éloges entre autres des Inrocks et de Libération, et sont comparés aisément aux White Stripes. Les raisons de cette apparition subite? Le groupe est enfin distribué en France. Chautauqua, excellent troisième album arrive ces temps-ci dans nos bacs, un an après sa sorties aux Etats Unis. Une bonne raison de faire une belle tournée dans nos contrées.  Le passage à Paris est bien sur inévitable.

La Maroquinerie est presque pleine lorsqu'ils arrivent sur scène. Un nouveau guitariste est arrivé, ce doit être le troisième ou quatrième. Le set commence de la meilleure manière, avec Cons & Tricks, puis Making Certain. Les Willowz dégagent une bonne énergie, et se montre à la hauteur de ce que l'on racontait. Ils jouent des chansons de leurs trois albums, dont les récents Jubilee, puis Evil Son. Loren, la batteur, entame ensuite, seul sur scène, un break de folie. Les trois autres reviennent ensuite sur scène. Something est une véritable bombe, Le guitariste est à présent déchaussé. Suit What's Wrong Is Right. Richie mène la danse, en bon leader. On a ensuite la chance d'entendre Equation #6, une de leur première chansons. Le show se termine sur l'excellent I Wonder. Jessica et Loren s'en vont, et Richie interprète avec le guitariste la balade.

Les quatre ricains reviennent ensuite pour trois titres dont le fabuleux Ulcer Soul pour achever définitivement les troupes.

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Pearls Before Swine - One Nation Underground (1967)  posté le mardi 12 février 2008 15:29

Blog de themodernage : The Modern Age, Pearls Before Swine - One Nation Underground (1967)

Nous sommes en 1967 en Floride. Tom Rapp, auteur-compositeur de croyant bien supérieur à Dylan, décide de monter son propre groupe avec d'autres musiciens expérimentaux. Et la même année, Pearls Before Swine sort son premier album, One Nation Underground sur le label ESP.

Tout en restant sur la ligne folk rock classique de ce côté des Etats Unis, le groupe se démarque par ses envolées psychédéliques.

La musique, pleine de sens, par exemple sur Another Time, devient parfois presque incompréhensible (Uncle John). La pochette de l'album, le "Jardin Des Délices" de Bosch, décrit assez bien l'effet d'ensemble que procure le disque; proposant de simples balades  folk bien cousues ( (Oh Dear) Miss More ), et aussi certains morceaux inimaginables, d'une structure irréprochable, d'une logique surprenante, avec des mélodies à couper le souffle. En témoigne le fabuleux I Shall Not Care, pyramide de trois mouvements (a b c b a) étonnante, commençant sur une simple ligne acoustique, pour atteindre des élans de musique indou, avant de revenir sur un refrain folk psychédélique. A elle seule, cette chanson témoigne de toute la folie, du talent de Tom Rapp.

Mais si cet album est une pure réussite, à la fois invraisemblable et évidente, il n'en est pas de même pour la suite. Le second album, Balaklava, plus difficile d'accès, perd toute cohérence, à part sur quelques morceaux la reprise de Suzanne de Leonard Cohen. Tom Rapp sortira ensuite quelques albums moins intéressants. Mais pour avoir signé ce trésor de folk psychédélique américaine rarement égalée, Rapp et ses musiciens méritent un sacré respect.

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