Kings Of Leon - Only By Night  (Groupes & Disques) posté le samedi 25 octobre 2008 22:55

Après la réussite de Because of the Times, sur lequel les Kings of Leon avaient délivré toute leur énergie, et donné à leur musique toute son ampleur, les quatre sudistes se sont vite remis au boulot. Sous une autre étiquette que la 'fièvre du Tennessee', le 'groupe de stade', comme on dit, a renouvelé sa recette.

Les Followill avaient déjà appâté les fans affamés avec leur turbulent Sex On Fire, avant de sortir leur bijou d'artillerie: Only by the Night. On voit d'ailleurs que les Kings of Leon ne se sont pas limités à s'asseoir sur une nouvelle renommée et une réussite indéniable, mais continuent à parcourir leur chemin, parsemé de riffs plus ardents, de mélodies toujours plus fougueuses.

Du nerveux Use Somebody à l'adolescent 17, la fratrie de Nashville joue les Conquistadores, arrivant sur de nouvelles terres, en maîtres incontestables. Sur Notion, ou l'excellent Cold Desert, les Kings of Leon ont gardé de leurs premiers albums ce qu'ils avaient de meilleur, la nervosité de Molly's Chambers, les guitares de Four Kicks, et on fait peau neuve depuis Because of the Times.

A présent, le groupe a déjà jouer (entre autres) avec les Strokes, les Raconteurs, Bob Dylan, et c'est leur première partie que l'on rêve d'assurer.

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The Zombies - Odessey and Oracle  (Groupes & Disques) posté le samedi 11 octobre 2008 15:37

Il est essentiel de revenir sur l'un des albums les plus importants, mais aussi des plus influents des années 1960. Important par sa perfection, influent par ses envolées créatives.

Depuis 1965, les Zombies ne sont qu'un petit groupe gentillet, des garcons pas trop dans le vent. Un seul tube a leur actif, She's Not There, et puis une renommée très mince, et un vide total.

Avec une misérable prime de la maison de disque, les Zombies se remettent au travail, bien décidés à surpasser tout le monde. Rod Argent et Chris White développent leur plume, afin de mettre la voix angélique de Colin Blunstone encore plus en valeur. Des élans psychédéliques sont accompagnés de mouvements de cordes à l'aspect baroque, de claviers totalement déroutants. En résulte une pop pure d'une finesse inespérée vu le peu de moyens sacrifiés pour le groupe.

Mais l'injustice sévit, et Odessey and Oracle, qui sort en 1968, n'éveille que très peu d'intérêt. Découragé, le groupe se décourage, et Chris et Rod décident de quitter les Zombies, mettant fin à l'aventure peu chanceuse du groupe.

Pourtant, Odessey and Oracle est un des seuls albums sur lequel la discussion peut être close, dès lors qu'on conclue qu'il est tout simplement parfait. Incontestablement. De l'incroyable Care of Cell 44, à l'envoutant I want her she wants me, se fait ressentir l'époustouflante brillance de l'album. Un album ancré dans son époque, qui n'a pourtant pas pris une seule ride. De splendides chansons, sur lesquelles le temps n'a pas d'emprise. Les instrumentations, comme sur Time of The Season, sont justes, inventives. Aujourd'hui encore, une multitude de groupes  est largement sous l'influence de ce disque tellement énigmatique. Difficile de comprendre pourquoi Odessey and Oracle n'a pas été, à l'époque, traité à sa juste valeur, qui sait alors quelle aurait pu être la fin de l'histoire. 

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The Willowz à la Maroquinerie le 4 octobre 2008  (Les Concerts) posté le dimanche 05 octobre 2008 15:35

Les Willowz ont l'air d'aimer la France, et plus particulièrement la Maroquinerie. Quelques mois après leur passage ici avec Bob et Lisa (The Bellrays), les Américains reviennent pour la sortie de leur nouveau single.

C'est devant un public pas très réveillé que les Willowz entament leur set avec Beware, puis enchainent  sur trois nouvelles chansons, dont Head, paru en 45t il y a peu, très énergique, et plutôt dans la veine de leur deuxième album Talk In Circles. Puis les quatre chevelus continuent avec un Something grandiose, puis Jubilee. Le groupe fait preuve d'une excellence musicale qui laisse bouche bée. En plus de leurs chansons, plus efficaces les unes que les autres, les Willowz offrent encore une fois une prestation d'une impressionnante maitrise et investissement, comme sur le fabuleux Cons & Tricks, ou le complètement fou Equation #6.

Pas à cours de mélodies, la bande envoie encore quelques coups de guitare tendus et de batterie sur un Making Certain serré; puis Jessica, William et Loren s'en vont, laissant Richie seul sur scène. Avec sa Fender prète pour la casse, il interprète la magnifique balade Once And A While, chantant formidablement. Cet époustouflant concert se termine sur un nouveau morceau : Repetition, qui laisse rêver d'un quatrième album aussi réussi (voir plus)  que les précédents.

En rappel, Loren est laissé à son tours seul sur scène pour un solo de batterie sur Evil Son, avant que tous reviennent pour faire sonner les derniers accords.

Les Willowz sont définitivement ce qu'il se fait de mieux en rock en ce moment, bien au dessus des prétentions de certains groupes britanniques qui éclosent en pagaille.

 

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The Dandy Warhols - Earth To the Dandy Warhols  (Groupes & Disques) posté le samedi 27 septembre 2008 14:08

Avec le titre de l'album, Earth to The Dandy Warhols, on sentait bien que ces quatre cosmonautes n'allaient pas avoir la tête froide et les pieds sur Terre. Après un album déjà plutôt décevant, les rois du groove à l'américaine étaient bien décidés à nous en mettre plein la vue. Echappés de Capitol pour se laisser atterrir sur leur propre label, libres comme l'air les Dandy Warhols ne se mettent aucune limite, et tentent de nouvelles choses.

Mais Malgré ce que l'on pourrait attendre d'un groupe comme celui-ci, cet album extraterrestre est bien loin de nos espérances de petits terriens. La guitare qu'ils maniaient si bien a quasiment disparu, et ses rares présences sont bien trop simplistes et répétitives. Le quatuor préfère laisser place à un son plus synthétique sans grand intérêt, sans densité.

Des envolées incompréhensibles dont on ne voit pas le bout, qui d'habitude auraient fait tout un charme sont ici presque ennuyeuses, en tout cas peu originales. On sait pourtant de quoi est capable la troupe de Portland, et on connait leur capacité à composer des chansons aux riffs imparables et aux ambiances grandioses, qui semblait presque innée sur les trois premiers albums. Mais on est aujourd'hui bien loin des prouesses réalisées sur Thirteen Tales From Urban Bohemia.

Ce disque est une véritable déception, ou bien est-il juste destiné aux habitants d'une autre planète.

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Kim - Don Lee Doo  (Groupes & Disques) posté le lundi 22 septembre 2008 14:39

Cela fait déjà pas mal de temps que ce jeune Bordelais est entré dans le monde de la musique. En effet, Kim a sorti il y a quelques temps son dix-septième album (eh oui), Don Lee Doo, fantaisiste, enfantin, rêveur, et surtout très accrocheur.

Comme un gamin, chez lui, Kim gratte, pianote, mixe malmène ses percus, et se sert d'on ne sait combien d'autres instruments pour créer des chansons pop explosives. Des tubes simples, et pourtant tellement efficaces.

Loin des grandes ambitions des grandes maisons, Kim réalise un coup de chapeau. Un album léger, enthousiasment, inépuisable, attachant. Malgré sa simplicité, sa légèreté, Don Lee Doo est plein de richesses. Une instrumentation originale, un son clair et recherché, sans aucune monotonie.

Et tant qu'hyperactif et créatif, Kim a déjà prévu la sortie de son nouvel album pour le cinq octobre.

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