The Zombies - Odessey and Oracle  (Groupes & Disques) posté le samedi 11 octobre 2008 15:37

Il est essentiel de revenir sur l'un des albums les plus importants, mais aussi des plus influents des années 1960. Important par sa perfection, influent par ses envolées créatives.

Depuis 1965, les Zombies ne sont qu'un petit groupe gentillet, des garcons pas trop dans le vent. Un seul tube a leur actif, She's Not There, et puis une renommée très mince, et un vide total.

Avec une misérable prime de la maison de disque, les Zombies se remettent au travail, bien décidés à surpasser tout le monde. Rod Argent et Chris White développent leur plume, afin de mettre la voix angélique de Colin Blunstone encore plus en valeur. Des élans psychédéliques sont accompagnés de mouvements de cordes à l'aspect baroque, de claviers totalement déroutants. En résulte une pop pure d'une finesse inespérée vu le peu de moyens sacrifiés pour le groupe.

Mais l'injustice sévit, et Odessey and Oracle, qui sort en 1968, n'éveille que très peu d'intérêt. Découragé, le groupe se décourage, et Chris et Rod décident de quitter les Zombies, mettant fin à l'aventure peu chanceuse du groupe.

Pourtant, Odessey and Oracle est un des seuls albums sur lequel la discussion peut être close, dès lors qu'on conclue qu'il est tout simplement parfait. Incontestablement. De l'incroyable Care of Cell 44, à l'envoutant I want her she wants me, se fait ressentir l'époustouflante brillance de l'album. Un album ancré dans son époque, qui n'a pourtant pas pris une seule ride. De splendides chansons, sur lesquelles le temps n'a pas d'emprise. Les instrumentations, comme sur Time of The Season, sont justes, inventives. Aujourd'hui encore, une multitude de groupes  est largement sous l'influence de ce disque tellement énigmatique. Difficile de comprendre pourquoi Odessey and Oracle n'a pas été, à l'époque, traité à sa juste valeur, qui sait alors quelle aurait pu être la fin de l'histoire. 

lien permanent

The Willowz à la Maroquinerie le 4 octobre 2008  (Les Concerts) posté le dimanche 05 octobre 2008 15:35

Blog de themodernage :The Modern Age, The Willowz à la Maroquinerie le 4 octobre 2008

Les Willowz ont l'air d'aimer la France, et plus particulièrement la Maroquinerie. Quelques mois après leur passage ici avec Bob et Lisa (The Bellrays), les Américains reviennent pour la sortie de leur nouveau single.

C'est devant un public pas très réveillé que les Willowz entament leur set avec Beware, puis enchainent  sur trois nouvelles chansons, dont Head, paru en 45t il y a peu, très énergique, et plutôt dans la veine de leur deuxième album Talk In Circles. Puis les quatre chevelus continuent avec un Something grandiose, puis Jubilee. Le groupe fait preuve d'une excellence musicale qui laisse bouche bée. En plus de leurs chansons, plus efficaces les unes que les autres, les Willowz offrent encore une fois une prestation d'une impressionnante maitrise et investissement, comme sur le fabuleux Cons & Tricks, ou le complètement fou Equation #6.

Pas à cours de mélodies, la bande envoie encore quelques coups de guitare tendus et de batterie sur un Making Certain serré; puis Jessica, William et Loren s'en vont, laissant Richie seul sur scène. Avec sa Fender prète pour la casse, il interprète la magnifique balade Once And A While, chantant formidablement. Cet époustouflant concert se termine sur un nouveau morceau : Repetition, qui laisse rêver d'un quatrième album aussi réussi (voir plus)  que les précédents.

En rappel, Loren est laissé à son tours seul sur scène pour un solo de batterie sur Evil Son, avant que tous reviennent pour faire sonner les derniers accords.

Les Willowz sont définitivement ce qu'il se fait de mieux en rock en ce moment, bien au dessus des prétentions de certains groupes britanniques qui éclosent en pagaille.

 

lien permanent

The Dandy Warhols - Earth To the Dandy Warhols  (Groupes & Disques) posté le samedi 27 septembre 2008 14:08

Blog de themodernage :The Modern Age, The Dandy Warhols - Earth To the Dandy Warhols

Avec le titre de l'album, Earth to The Dandy Warhols, on sentait bien que ces quatre cosmonautes n'allaient pas avoir la tête froide et les pieds sur Terre. Après un album déjà plutôt décevant, les rois du groove à l'américaine étaient bien décidés à nous en mettre plein la vue. Echappés de Capitol pour se laisser atterrir sur leur propre label, libres comme l'air les Dandy Warhols ne se mettent aucune limite, et tentent de nouvelles choses.

Mais Malgré ce que l'on pourrait attendre d'un groupe comme celui-ci, cet album extraterrestre est bien loin de nos espérances de petits terriens. La guitare qu'ils maniaient si bien a quasiment disparu, et ses rares présences sont bien trop simplistes et répétitives. Le quatuor préfère laisser place à un son plus synthétique sans grand intérêt, sans densité.

Des envolées incompréhensibles dont on ne voit pas le bout, qui d'habitude auraient fait tout un charme sont ici presque ennuyeuses, en tout cas peu originales. On sait pourtant de quoi est capable la troupe de Portland, et on connait leur capacité à composer des chansons aux riffs imparables et aux ambiances grandioses, qui semblait presque innée sur les trois premiers albums. Mais on est aujourd'hui bien loin des prouesses réalisées sur Thirteen Tales From Urban Bohemia.

Ce disque est une véritable déception, ou bien est-il juste destiné aux habitants d'une autre planète.

lien permanent

Kim - Don Lee Doo  (Groupes & Disques) posté le lundi 22 septembre 2008 14:39

Blog de themodernage :The Modern Age, Kim - Don Lee Doo

Cela fait déjà pas mal de temps que ce jeune Bordelais est entré dans le monde de la musique. En effet, Kim a sorti il y a quelques temps son dix-septième album (eh oui), Don Lee Doo, fantaisiste, enfantin, rêveur, et surtout très accrocheur.

Comme un gamin, chez lui, Kim gratte, pianote, mixe malmène ses percus, et se sert d'on ne sait combien d'autres instruments pour créer des chansons pop explosives. Des tubes simples, et pourtant tellement efficaces.

Loin des grandes ambitions des grandes maisons, Kim réalise un coup de chapeau. Un album léger, enthousiasment, inépuisable, attachant. Malgré sa simplicité, sa légèreté, Don Lee Doo est plein de richesses. Une instrumentation originale, un son clair et recherché, sans aucune monotonie.

Et tant qu'hyperactif et créatif, Kim a déjà prévu la sortie de son nouvel album pour le cinq octobre.

lien permanent

Fleets Foxes - Fleets Foxes  (Groupes & Disques) posté le samedi 20 septembre 2008 16:38

Blog de themodernage :The Modern Age, Fleets Foxes - Fleets Foxes

C'est en attendant le prochain album des talentueux américains de Midlake que l'on découvre cinq barbus à couper le souffle: Fleet Foxes. Dans son premier album, le groupe conte ce que l'Amérique a de meilleur en ce moment. Une folk lumineuse, inspirée, chorale, dans laquelle se mélangent amicalement Brian Wilson, la fine guitare de Simon and Garfunkel, sans oublier un peu de Neil Young, ou encore Tom Rapp (qui avait lui aussi piquer une des pochettes de Pearls Before Swine à Bruegel l'ancien).

Ainsi, les Fleet Foxes réveillent un patrimoine pop folk peu souvent si bien représenté, et surpassent la plupart de leurs contemporains Shins ou Mercury Rev, avec leurs envolées lyriques, leurs univers féériques, comme sur le prodigieux Quiet Houses, l'étoilé Your Protector.

 L'explosion de finesse Fleet Foxes est incontestablement le disque de la rentrée, installé dans une autre dimension.

Pour un début, le groupe pouvait difficilement mieux faire. Et après ces premières vocalises, on ne peut qu'attendre la suite.

lien permanent
|

ouvrir la barre
fermer la barre

Vous devez être connecté pour écrire un message à themodernage

Vous devez être connecté pour ajouter themodernage à vos amis

 
Créer un blog