Les Willowz sont assurément un des meilleurs groupes de rock, mais aussi un des plus méconnus. Pour leur premier concert en Europe, les quatre cheveulus de Los Angeles décident d'investir notre capitale. La Boule Noire est à peine remplie à moitié lorsque le groupe monte sur scène.
Le démarrage n'aurait pu être mieux réussi qu'avec Something. Les coups de batterie, puis la voix si particulière de Richie, sur un morceau magnifiquement explosif. La set list est parfaite.Une petite dizaine de morceaux des deux premiers albums, dont Cons & Tricks, un grandiose Making Certain et Keep on Looking. Puis les gosses de Los Angeles enchaînent avec quelques chansons de Chautauqua, dont on retiendra surtout Jubilee, sublimement interprété. Mais lorsque qu'arrive le moment de jouer Evil Son, Aric remarque qu'à cause de quelques verres, il a oublié de brancher son clavier. En roue de secours, Richie, certes un peu agacé, interprète seul et brillamment I Wonder, sous les regards des autres membres du groupe, qui reviennent ensuite pour Evil Son à présent au point, et une dernière chanson.
Le concert est plus qu'étonnant. Alors que personne ne prévoyait une venue du groupe à Paris, ceux-ci jouent des morceaux purement rock&roll, avec un certain détachement. Les Willowz ont l'air inconscients de leur talent et sont en concert comme un groupe à ses débuts. Aric, le guitariste, ne se contrôle pas, saute par dessus son clavier, avant de s'écraser sur sa guitare puis la détruire totalement. Les autres s'amusent. Richie chante à la perfection, Pour la première et pour l'instant unique date sur notre continent, les Willowz affichent la couleur, et promettent de revenir.
Merci à P. et L.





