Depuis deux ans l'ascension des Hushpuppies est plutôt impressionnante. Après l'EP The Garden vient leur premier album, The Trap. Une interminable tournée, durant laquelle les cinq Perpignanais trouvent un public et une place de choix dans la scène indé française, leur permet de devenir un groupe complet, aussi bon musicalement qu'énergique sur scène.
C'est donc le moment de vérité, et beaucoup les attendent au tournant. Moins explosif mais plus construit que The Trap, Silence is Golden annonce une bonne prise de maturité, avec un style encore plus propre. Sur les traces de l'Angleterre psychédélique des années 1960, et en particulier du Pink Floyd, l'album s'ouvre avec une balade de démarrage, A Trip To Vienna, qui garde la rythmique bien particulière entendue sur le premier album. Avec encore plus de clavier, un jeu de batterie plus mis en avant, le son et la production sont irréprochables. Bad Taste and Gold on the Doors, le single, est plus énergique, sans pour autant perdre de sa qualité mélodique, avec une fin tout à fait inattendue. Après un moment plus calme (Love Bandit), vient Down Down Down, entre Kinks et groupes actuels comme Electrelane. La fin de Silence is Golden est la partie la plus intéressante, avec Hot Shot, et surtout Broken Matador, avec une ligne de clavier omniprésente, sur laquelle s'ajoutent basse, boîte à rythme, grosse guitare puis une bonne ligne de chant. Le résultat est un morceau tout à fait brillant. Et pour finir Harmonium,du même niveau que le morceau précédent, point d'orgue d'un album très réussi, approfondissant toutes les qualités de l'opus précédent.





