Cela faisait longtemps que les Hushpuppies
n'avaient pas fait de concerts à la capitale. Pour
l'occasion, on les attendait au plus haut de leur forme. Il entrent
sur scène, et jouent tout de suite You're Gonna Say
Yeah! . L'ambiance monte d'un coup, et la planché de la
Cigale remue bien plus que d'habitude grâce à
l'enthousiasme d'un certain nombre d'admirateurs et à
quelques Catalans venus pour l'occasion. Les Hushpuppies
enchaînent les morceaux des deux albums, le groupe
dégage une énergie folle, surtout sur Pale Blue
Eyes, Moloko Sound Club, Down Down Down et
Single. Pure folie pendant Bad Taste and Gold On the
Doors, pure classe avec Broken Matador, et le show
s'achève avec Hot Shot, les cinq Perpignanais sont
à bout de souffle.
Quelques cris et les Hushpuppies
réapparaissent. A la grande joie de la fosse, ils entament
les premiers accords de HUSHPUPPIES. Et pour bien
terminer, le furieux Packt Up Like Sardines in A Crush Tin
Box. Pour leur retour à Paris, les Hushpuppies nous
mettent une nouvelle claque en enflammant la Cigale.

J'ai eu un pressentiment positif
la veille dans ma voiture en allant au boulot
quand, écoutant "Silence is golden" pour la 4eme ou
5eme fois, j'ai enfin eu la révélation, c'est
à dire le moment où le disque te chope vraiment
et te lâche plus, alors que sur les premières
écoutes, ça restait du genre "ouais super bien
produit, c'est bien du Hushpuppies y'a pas à dire, du bon
boulot, je ré-ecouterais bien the Trap ...", bref le
long cheminement du grand disque, celui qui te fait pas le coup de
foudre, la grande tape dans le dos, mais qui t'a plutot
sur la distance, parce que y'a du boulot, de la matiere, du
fond et de la forme, le genre d'experience qu'il faut
accepter pour aimer n'importe quel disque de ... allez au
hasard les Strokes, Costello, les Smiths, PJ Harvey et
plein d'autres qui sont devenus nos amis pour la vie et pas que des
bons copains d'un jour.
Alors pour ce qui est du 4
décembre a la Cigale, comment dire ... ca va
paraitre un peu osé comme comparaison mais quand j'ai
vu la rediff du concert de McCartney a l'Olympia l'autre jour, ca
m'a fait un peu le meme effet: tout ça parait si simple et
naturel, un gars sur scêne (ou un groupe pour
les Hush) et le bonheur de jouer a fond ... sans se
la jouer. La comparaison s'arrete la evidement, y'a pas
écrit Nagui non plus sur mon front dégarni
!
En tout cas ce mardi soir, c'etait
bien beau !
Pecou
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