Cela faisait plus de six mois que Les Shades et Tricatel bataillaient sur le premier opus du jeune groupe. Et à présent, il sort enfin. Après les soirée du Gibus, du Tryptique dans lesquelles le groupe s'est démarqué, il prouve encore son authenticité. En travaillant avec Bertrand Burgalat, les compositions très inspirées de Benjamin sont une à une passées au crible pour ne laisse filer aucun détail. Un travail méticuleux duquel résulte un rock réfléchi, énergique et parfaitement produit.
Le Meurtre de Venus permet aux Shades de jouer dans une nouvelle cours, et éveille beaucoup d'intérêt. Les chansons que l'on connaissait déjà grâce aux deux EP sortis l'an passé sont totalement remaniées. L'enfant Prodige et Le Prix à Payer sont explosives, avec une production brillante, des idées poussées au mieux. Les autres chansons sont tout aussi impressionnantes. Machination est sublime, d'une intensité folle, d'une incroyable densité et laisse sans repère.
Les progrès réalisés par le groupe depuis sa création sont impressionnants, les compositions ont mûri, le son s'est transformé, le tout s'est enrichi. A force et volonté et de travail, les Shades sont arrivés à un excellent niveau, un talent complet. Un art de la plume, un lyrisme lumineux, des guitares au son sec, auxquels s'ajoutent l'orgue, et un rythmique impeccable. Vient ensuite un perfectionnisme borné.
Le Meurtre de Venus est un album d'une grande qualité qui se savoure, raflant les bonnes critiques et les éloges du milieu musical. Du grand art.






