Babyshambles - Shotter's Nation (Groupes & Disques) posté le lundi 08 octobre 2007 13:31

Blog de themodernage : The Modern Age, Babyshambles - Shotter's Nation

Pete Doherty est un personnage à double tranchant. Jeune dandy totalement perdu, people drogué dont la seule chose à raconter est sa palpitante histoire sentimentale avec une top model provocatrice, il fait la couverture de tous les tabloïdes. Mais ce garçon paresseux  est surtout bourré de talent. Quelques doutes étaient parus à la sortie de Down in Albion, premier album des Babyshambles, après sa rupture avec Carl Barat chez les Libertines. Il est en effet vu par certains et à raison comme un opus trop brouillon, avec beaucoup d'à peu près, et des compositions simplistes. Or en creusant un peu, la signature de Pete est bien présente, et donne de l'éclat à certaines chansons. Down in Albion n'atteint pas le succès espéré, et le groupe doit rapidement pondre l'irréprochable, pour ne pas risquer sa perte.

C'est ainsi qu'apparaît depuis un bon mois sur les ondes un nouveau morceau, Delivery.  Bombe cadrée entre les influences de toujours (Smiths) et les vieilles révélations (Kinks), la mélodie paraît comme toujours assez primaire, mais révèle une classe unique de pouvoir transformer les petites balades en perles.

Il est à présent temps de découvrir l'album entier. Cette fois-ci bien accueilli par la presse,  Shotter's Nation rassure ou conforte. Alors que certains parlent de reformation du groupe qui a relancé le rock anglais, les Babyshambles montrent qu'ils sont un vrai bon groupe, pas la moitié d'un couple rompu depuis longtemps. Bien produit, carré, avec un schéma classique bien structuré, Shotter's Nation s'affirme bien plus abouti que son aîné. On y trouve bien sur des morceaux marqués par le parcours de Pete chez les Libertines (You Talk), mais aussi d'autres où le groupe traverse l'Atlantique (UnBilo Titled), s'évade dans des élans de britpop psyché (Crumb Begging Baghead). Shotter's nation prouve l'énorme talent du dandy anglais et paumé, qui accentue son indépendance sans son ami Carl Barat. Car au fond autant laisser la romance tranquille si ses acteurs en ont décidé ainsi.

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The Willowz à la Boule Noire le 28 septembre 2007 (Les Concerts) posté le mardi 02 octobre 2007 22:43

Blog de themodernage : The Modern Age, The Willowz à la Boule Noire le 28 septembre 2007

    Les Willowz sont assurément un des meilleurs groupes de rock, mais aussi un des plus méconnus. Pour leur premier concert en Europe, les quatre cheveulus de Los Angeles décident d'investir notre capitale. La Boule Noire est à peine remplie à moitié lorsque le groupe monte sur scène.

Le démarrage n'aurait pu être mieux réussi qu'avec Something. Les coups de  batterie, puis la voix si particulière de Richie, sur un morceau magnifiquement explosif. La set list est parfaite.Une petite dizaine de morceaux des deux premiers albums, dont Cons & Tricks, un grandiose Making Certain et Keep on Looking.  Puis les gosses de Los Angeles enchaînent avec quelques chansons de Chautauqua, dont on retiendra surtout Jubilee, sublimement interprété. Mais lorsque qu'arrive le moment de jouer Evil Son, Aric remarque qu'à cause de quelques verres, il a oublié de brancher son clavier. En roue de secours, Richie, certes un peu agacé, interprète seul et brillamment I Wonder, sous les regards des autres membres du groupe, qui reviennent ensuite pour Evil Son à présent au point,  et une dernière chanson.

Le concert est plus qu'étonnant. Alors que personne ne prévoyait une venue du groupe à Paris, ceux-ci jouent des morceaux purement rock&roll, avec un certain détachement. Les Willowz ont l'air inconscients  de leur  talent  et sont en concert comme un groupe à ses débuts. Aric, le guitariste, ne se contrôle pas, saute par dessus son clavier, avant de s'écraser sur sa guitare puis la détruire totalement. Les autres s'amusent. Richie chante à la perfection, Pour la première et pour l'instant unique date sur notre continent, les Willowz affichent la couleur, et promettent de revenir.

 

Merci à P. et L.

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Bertrand Burgalat - Chéri BB (Groupes & Disques) posté le vendredi 21 septembre 2007 21:34

Blog de themodernage : The Modern Age, Bertrand Burgalat - Chéri BB

Bertrand Burgalat, maître en terme de production, de composition, ayant déjà mis au monde déjà deux albums (Sssound of Mmmusic et Portrait Robot) originaux, riches et parfaitement goupillés, revient avec un nouvel album.

Dans la lignée, Chéri BB est riche, original et coquet. BB est encore plein d'inspiration, et son album est d'une rare finesse, avec une instrumentation et des arrangements d'une impressionnante justesse. Et le bouclage du disque est à point.

De plus Bertrant Burgalat sait s'entourer des meilleurs. This Summer Night est un duo avec Robert Wyatt, où "l'élève et le maître" se rencontrent. Les deux créateurs s'allient pour interpréter une brillante balade estivale.

Le patron de Tricatel impressionne encore une fois, et montre qu'il est un roi de la pop française bien travaillée, pouvant écrire les chansons les plus insousciantes (nous étions heureux). Plus de chant, avec entre autres Out of Touch et Happy Between (duo avec Donna Regina), mais toujours quelques instrumentaux très réussis comme Une Nuit à Taverny ou encore l'excellent Raggle Gum.

 

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Les Fleets en concert + news  posté le lundi 10 septembre 2007 16:20

C'est la rentrée. Deux bons mois après la fête de la musique, les Fleets se produisent au Franc Pinot, magnifique club de jazz avec balcon, tabourets et sofas de velours.

Le groupe joue principalement des chansons du premier album, comme OK, l'excellent My hand ou encore un très beau Lifeplumbers, mais aussi quelques unes de Millionaire, dont Bad Christian, Hello Hello et Rich In My Car. Les Fleets progressent toujours et s'impliquent plus qu'avant sur scène. On a aussi droit à quelques nouvelles chansons dont le surprenant et très attachant  One Four Three (alligator).

La petite salle pleine à craquée est comblée. A chaque concert les Fleets impressionnent par la qualité de leurs chansons.

Le set ne dure qu'une petite heure mais le groupe remontera bientôt sur scène, et les trois étudiants seront encore meilleurs.

 

Quelques nouvelles du groupe, au passage:

  • Les Fleets seront le onze décembre à la Boule Noire, en première partie du groupe  belge The Tellers.
  • Leur nouvelle chanson, One Four Three (alligator), est disponible sur leur myspace.
  • Le groupe sera bientôt rejoint par un nouveau membre, Thibault, au piano.
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Albert Hammond jr à Rock en Seine (Les Concerts) posté le mardi 28 août 2007 13:18

Blog de themodernage : The Modern Age, Albert Hammond jr à Rock en Seine

Rock en Seine, le dimanche 26 août 2007, scène de l'industrie.

 

C'est un Albert fatigué mais tout de même bien déterminé à achever en beauté sa première tournée sans les Strokes qui arrive sur la scène de l'Industrie.

Le set commence par Everyone Gets a Star. Puis le groupe joue In transit, alors que la fosse se remplie rapidement. Le guitariste des Strokes ne lâche pas son habituelle classe avec sa fameuse stratocaster blanche, alors que Matt Romano matraque sa batterie. Suivent ensuite Holiday, In My Room, un excellent Bright Young Thing, et quelques autres de même qualité.

Arrive 101, chanté avec une petite touche d'humour qui fait tout de suite réagir les musiciens et quelques fans bien calés. Les chansons pop américaines de Yours to Keep plaisent toujours autant, et le groupe garde son image sympathique, tandis que les Kings of Leon balancent froidement leur gros son sur la Grande scène. Mais revenons à la scène de l'Industrie; Albert Hammond jr joue ensuite Postal Blowfish de Guided By Voices. Pour terminer, le groupe interprète Hard To live in the City, puis disparaît.

Le show est court, pas de Scared pour cette fois, on n'a plus qu'à attendre le deuxième album du plus indépendant des Strokes, à moins que le quatrième album du combo New Yorkais ne sorte avant.

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